Presentation

Germaine Acogny

Germaine Acogny_2012 © Antoine Tempé

 

PARCOURS

Sénégalaise et Française, elle suit à Paris de 1962 à 1965 la formation de l’Ecole Simon Siegel (la directrice était Madame Marguerite Lamotte) dont elle est ressortie diplômée d’éducation physique et sportive et de gymnastique harmonique.

Puis elle fonde à Dakar en 1968 son premier studio de danse africaine. Influencée par l’héritage gestuel de sa grand-mère, prêtresse Yoruba, son apprentissage des danses traditionnelles africaines et des danses occidentales (classique, moderne), Germaine Acogny a mis au point sa propre technique de Danse Africaine Moderne.

Elle est considérée comme « la mère de le Danse Africaine Contemporaine».

En 1977, elle devient Directrice Artistique de Mudra Afrique jusqu’en 1982, créé par Maurice Béjart et le Président L.S. Senghor à Dakar.

En 1980, elle écrit son livre « Danse Africaine », édité en 3 langues.

Après la fermeture de Mudra Afrique, elle s’installe à Bruxelles avec la compagnie de Maurice Béjart et organise des stages internationaux de Danse Africaine qui remportent un franc succès auprès du public européen. Cette expérience est renouvelée en Afrique, en Casamance, dans le Sud du Sénégal, dans le village de Fanghoumé qui reçoit des stagiaires danseurs professionnels ou non, venus de toute l’Europe et du monde.

Elle danse, chorégraphie et enseigne dans le monde entier et devient un réel émissaire de la Danse et de la Culture Africaine.

Avec son mari Helmut Vogt, elle fonde en 1985 à Toulouse le Studio-Ecole-Ballet-Théâtre du 3ème Monde.

Après s’être absentée de la scène pendant plusieurs années, Germaine Acogny fait en 1987 un come-back couronné de succès comme danseuse et chorégraphe en travaillant entre autre avec le chanteur Peter Gabriel pour un clip, et en créant son premier solo « Sahel ». Suivent d’autres chorégraphies. Son solo « YE’OU », créé en 1988, gagne en 1991 le « London Contemporary Dance and Performance Award ».

En 1995, elle décide de retourner au Sénégal et de construire un Centre International de Danses Traditionnelles et Contemporaines Africaines, lieu d’échange entre danseurs africains et danseurs du monde entier, et lieu de formation pour les danseurs de toute l’Afrique, afin de les mener vers une Danse Africaine Contemporaine. Une « école  pour la vie », où Germaine tente de leur apprendre comment vivre ensemble, se respecter les uns les autres en tant que personne / être humain et comme membre d’une autre culture, respecter la tradition et travailler cela à travers l’expression contemporaine.

Au début de l’année 2004, la construction du Centre – appelé aussi « l’Ecole des Sables » – est terminée. Depuis 1998, des stages de formation professionnelle de trois mois pour des danseurs et/ou chorégraphes sont organisés chaque année. Environ 30 danseurs de tous les pays d’Afrique sont réunis à chaque fois pour travailler et vivre ensemble.

En 1997, Germaine Acogny est nommée Directrice Artistique de la section Danse d’Afrique en Création à Paris, fonction qu’elle assume jusqu’en septembre 2000. Durant cette période, elle est responsable du concours de danse contemporaine africaine, une plate-forme importante pour les jeunes chorégraphes Africains.

En 2005 elle est invitée comme régent à l’UCLA (Université de Los Angeles).

Son solo « Tchouraï », créé en 2001 et chorégraphié par Sophiatou Kossosko, a eu un grand succès pendant ses tournées jusqu’en 2008. Il a été représenté en France (Théâtre de la Ville, Paris), Allemagne, Belgique, Hollande, Danemark, Italie, Etats-Unis (New York, Chicago) et en Chine (dans le premier festival de danse contemporaine à Shanghaï).

En 2003/2004, elle créé la pièce “Fagaala” sur le génocide du Rwanda pour sa compagnie JANT-BI.   Il s’agit d’une co-chorégraphie avec Kota Yamazaki (Japon) pour 7 danseurs Africains, une fusion entre le Butoh, la Danse traditionnelle et Contemporaine africaine. La pièce rencontre un très grand succès à travers ses tournées mondiales (Europe, Afrique, Etats Unis, Australie, Japon).

En 2007, Germaine Acogny et Kota Yamazaki reçoivent un Bessie Award (Contemporary Dance and Performance Award) à New York pour cette chorégraphie.

La même année, son grand challenge était le travail sur la partie chorégraphique de « L’Opéra du Sahel», une importante création africaine initiée et produite par la Fondation Prince Claus (Pays Bas). La première était à Bamako en Février 2007, suivi par Amsterdam et Paris et une première tournée africaine en 2009.

En 2008, un autre travail chorégraphique important a été organisé sur une collaboration entre la compagnie Jant-Bi (7 danseurs hommes) et la compagnie Urban Bush Women (7 danseuses afro-américaines) de New York. Cette création “Les écailles de la mémoire – Scales of memory” a été créée par elle et Jawole Zollar, la directrice artistique des Urban Bush Women et a remporté un grand succès lors de ses tournées aux Etats-Unis et en Europe.

Son solo, « Songook Yaakaar » a été donné en première à la Biennale de la danse de Lyon en septembre 2010 et depuis tourne régulièrement dans le Monde entier.

Elle co-chorégraphie Afro-Dites ! Kaddu Jigeen en 2012 aux côtés de son fils Patrick Acogny.

En 2014 le chorégraphe Français Olivier Dubois crée un solo pour Germaine Acogny « Mon élue noire – Sacre no.2 » sur la musique originale du Sacre du printemps.

En 2015 sort sa nouvelle création « A un endroit du début », une collaboration avec le metteur en scène Mikael Serre, une création qui mêle danse, théâtre et vidéo. La première a eu lieu au Grand théâtre de la Ville du Luxembourg en juin 2015.

Elle ne cesse de collaborer avec des écoles et des centres de danses internationaux et donne régulièrement des master class.

Depuis Janvier 2015 elle à transmis la Direction Artistique de l’Ecole des Sables à son fils Patrick Acogny.

 

HONNEURS ET DISTINCTIONS

En 1999, Germaine Acogny est décorée comme « femme pionnière » par le Ministère sénégalais de la Famille et de la Solidarité Nationale.

Germaine Acogny est « Chevalier de l’Ordre du Mérite », « Officier des Arts et Lettres » et « Chevalier de l’Ordre de la Légion d’Honneur » de la République Française. Elle est également « Chevalier de l’Ordre National du Lion » et « Officier des Arts et Lettres » de la République Sénégalaise.

En 2004, Germaine Acogny reçoit une reconnaissance pour son travail par la Fondation pour les Arts Contemporains à New York.

En 2008, le magazine africain « Jeune Afrique » la désigne comme l’une des 100 personnalités qui font l’Afrique.

En 2009, elle est « Commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres » de la République Française.

En 2012, elle est décorée « Commandeur des Arts et Lettres » de la République Sénégalaise.

 

GALERIE

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